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L'archive du mois de septembre 2018 !

L'archive du mois de septembre 2018 !
Lumière sur... Le crime de Lège.
Publié le lundi 03 septembre 2018

LES ARCHIVES COMMUNALES DE LÈGE-CAP FERRET ONT POUR VOCATION DE CONSERVER LES ARCHIVES PUBLIQUES, MAIS AUSSI DES DOCUMENTS PRIVÉS, UNIQUES ET PARFOIS PERSONNELS. TOUS LES MOIS, DÉCOUVREZ UN DOCUMENT INÉDIT SUR VOTRE COMMUNE ! PAR SON INTÉRÊT HISTORIQUE, SON ASPECT ESTHÉTIQUE, OU SON ORIGINALITÉ, CE DOCUMENT TÉMOIGNE DE LA MÉMOIRE LOCALE.    

Lumière sur… Le crime de Lège

« Messieurs les Jurés, je viens vous demander de proclamer une fois de plus et le principe de l’inviolabilité de la vie humaine et le principe du respect de l’autorité. Un homme a été assassiné, et cet homme était l’homme de la loi … »

Ainsi débute le réquisitoire de l’avocat général dans l’affaire du « crime de Lège » le 16 mai 1881 à la cour d’assises de la Gironde. Un braconnier y est jugé pour le meurtre d’un garde forestier. Cette affaire a défrayé la chronique dans ce paisible petit village de Lège en raison des circonstances du drame.

Découvrez ici ce fait divers, du crime jusqu’au procès.


Disparition du garde Pomès

Emplacements de la maison forestière et du poste de douane au Grand Crohot (fonds ONF, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)En 1881, les gardes forestiers cantonniers Granet et Pomès et leurs épouses vivent au poste de garde du Grand Crohot. Originaire du Gers, Jean Pomès, 35 ans, ancien militaire, est entré dans l’administration des forêts depuis deux ans.(1) Il surveille et protège les forêts de l’Etat contre tout délit (coupe de bois, pacage, incendie volontaire, braconnage, etc.). Un jeune domestique, Pierre Lafon, 14 ans, vit avec les époux Pomès. Il est chargé de la surveillance et la garde d’un troupeau d’une vingtaine de vaches, que les employés de l’administration des forêts ont le droit d’élever.

Emplacements de la maison forestière et du poste de douane au Grand Crohot (fonds ONF, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)

Dans l’après-midi du 7 janvier, le jeune vacher raconte au garde Pomès avoir aperçu plusieurs collets tendus pour capturer des lièvres à l’endroit où il fait paître les vaches, deux kilomètres plus loin du poste. Pomès informe son collègue qu’il compte se poster en embuscade le lendemain, un samedi, et prendre sur le fait les braconniers. Granet lui recommande d’attendre lundi et d’y aller à deux. Le lendemain matin, à 8 heures et demie, Pomès, accompagné du vacher, décide tout de même de se rendre à l’endroit désigné. Il n’a pas jugé bon de prendre son fusil. Il congédie le jeune garçon et se prépare pour une longue attente dans les dunes. Vers midi, il n’est toujours pas rentré. Le vacher retourne à l’endroit où il a laissé son maître et constate que les collets ont été enlevés. En revanche, aucune trace de son maître. Le garde Pomès a disparu.


L’enquête piétine

Le parquet de Bordeaux est aussitôt informé. Le substitut du procureur, le juge d’instruction et un inspecteur de police se rendent sur place. Des perquisitions sont effectuées chez quelques braconniers notoirement connus ; des fils de laiton et des collets y sont saisis, ainsi que des plombs de chasse et un fusil dans la prévision d’un crime. Des battues sont organisées par toutes les brigades des forestiers et douaniers du littoral, les habitants de Lège et d’Arès, le brigadier de gendarmerie de Biganos. Une enquête est commencée par le maire de Lège et M. de Larret, juge de paix d’Audenge (2). Mais toujours aucun indice. On commence à redouter un crime. Après quatre jours d’investigation, l’enquête piétine, les magistrats rentrent à Bordeaux.


Découverte du corps

Le jeune vacher persiste dans ses recherches. Le 17 février, dans l’après-midi, il fait la macabre découverte : un bout du tricot de laine et de la blouse bleue de son maître dépassent du sable remué par les renards. Epouvanté, il s’enfuit vers le poste de douanes. Les magistrats de Bordeaux prennent le train jusqu’à Facture, puis une voiture jusqu’à Arès, et enfin des chariots traînés par des mules pour rejoindre la scène de crime. Le convoi parcourt dix kilomètres à travers les sables et la forêt :

Le voyage est alors des plus pittoresques et surtout des plus curieux. Que l’on se figure dix véhicules se suivant au pas cadencé des mules, et, à la suite, une cinquantaine de cavaliers, propriétaires des pays environnants, une foule considérable de curieux, moitié à pied, moitié perchés sur des échasses, et tous la besace au dos et un grand bâton à la main. (3)

Deux braconniers suspectés, Guittard et Techoueyres, escortés par les gendarmes de Biganos, accompagnent les hommes de loi. La procession franchit à pied les derniers mètres qui les séparent de la fosse creusée dans les dunes.

Le docteur Demons (4), un éminent chirurgien bordelais, assisté du docteur Clement d’Arès, procède à l’autopsie. Le corps est sorti de la fosse et l’examen est pratiqué à même le sable. Pomès est déshabillé en partie. Son tricot de laine et sa blouse sont posés sur lui, ses effets sont retrouvés dans sa poche de pantalon (mouchoir, porte-monnaie vide, blague à tabac, briquet, papier à cigarettes). Sa pipe en bois repose sous sa tête. Le corps porte deux hideuses blessures, l’une au ventre et l’autre derrière la tête, toutes deux tirées à bout portant et toutes deux mortelles. L’autopsie terminée, le corps est enveloppé dans un linceul, mis dans la bière puis transporté à l’église de Lège.

Acte de décès de Jean Pomès, 20 février 1881 (Mairie du Porge)Acte de décès de Jean Pomès, 20 février 1881 (Mairie du Porge)

Toute la petite troupe retourne à Lège. Guittard et Techoueyres, toujours soupçonnés du crime, dorment dans la chambre de sûreté de la mairie sous la surveillance de la gendarmerie. Les jours suivants, ils sont ensuite interrogés à tour de rôle sur leurs emplois du temps de la matinée du samedi 8 janvier. Techoueyres assure avoir été malade depuis deux mois, cloué au lit par des douleurs rhumatismales. Guittard déclare avoir chassé des lièvres près du Bassin, mais il change sa version des faits suite aux révélations d’un témoin. Il avoue alors avoir chassé à proximité de l’endroit où le corps a été découvert. Autre preuve accablante : des fils de laiton brûlés ont été retrouvés dans sa cheminée.

Le 21 février, Guittard s’entretient avec son fils et son gendre dans la salle d’école. Pressé de questions, visiblement nerveux, il s’écrie alors (5) : Eh bien ! oui, je suis un malheureux, c’est moi qui ai fait le coup !


La vérité éclate

Cette révélation provoque une crise nerveuse chez son fils. Jean Guittard raconte au juge d’instruction la confrontation avec le garde Pomès et les évènements tragiques qui s’en sont suivis :

Surpris en flagrant délit, dit Guittard, j’ai tiré un lièvre de mon sac et l’ai offert au garde en le priant de ne rien dire ; sur son refus, et comme il s’avançait vers moi, je l’ai couché en joue, et à un mètre de distance j’ai fait feu ; il a tourné sur lui-même, est tombé la face contre terre ; il se débattait dans les convulsions de l’agonie ; j’ai eu peur qu’il ne fût complètement mort ; j’ai rechargé mon fusil : plaçant alors mon pied sur les reins de Pomès, je lui ai déchargé un second coup de fusil à bout portant derrière la tête. J’ai aussitôt creusé une fosse dans le sable et j’y ai placé le cadavre que j’ai recouvert de mon mieux. Je m’aperçus alors que j’avais oublié le sac, le képi, les sabots et la montre de Pomès. La montre était brisée : je l’ai placée au pied d’un pin, à peu de distance de la fosse ; je crois avoir mis le képi dans le sac, et j’ai enfoui cet objet à cent mètres environ plus loin. Quant aux sabots, je m’en suis chaussé, et j’ai erré avec pour faire supposer que Pomès s’était mis à la poursuite de quelque braconnier, et dérouter par les traces de ses sabots les recherches de la justice. Ensuite, j’ai également cachés ces sabots dans la forêt.(6)

Il explique avoir recouvert le corps de Pomès de ses vêtements afin que les renards ne soient pas attirés par l’odeur du cadavre et ne le déterrent. Ces aveux viennent s’ajouter à toutes les preuves accablantes : les collets et les fils de laiton lui appartiennent, les empreintes laissées par les échasses correspondent aux siennes, caractérisées par des pointes coniques et deux sabots différents, un témoin l’a aperçu près de l’endroit du crime. Techoueyres, lavé de tout soupçon, est alors relâché.


Reconstitution

Le lendemain, les magistrats de Bordeaux organisent une reconstitution sur les lieux du crime. Guittard, escorté par les gendarmes de Biganos, montre où il a enterré certains effets de Pomès (sac, képi, sabots, montre) qu’il a oubliés au moment d’enterrer le garde, et fait le simulacre de la scène du meurtre. Les magistrats quittent ensuite le Crohot pour regagner le bourg de Lège afin d’assister aux obsèques du garde Pomès prévues à 11 heures et demie.


Les obsèques du garde Pomès

La cérémonie est conduite par l’administration des forêts en tenue officielle. Le maire de Lège, Henri Guérin, la veuve et son frère, le petit vacher y assistent, ainsi que les habitants de Lège, d’Arès et des communes environnantes, « accourus en si grand nombre que l’église de Lège a été de beaucoup insuffisante pour contenir la foule ».(7) Les collègues de Pomès portent son cercueil jusqu’à l’église et au cimetière. Les curés de Lège et d’Arès, qui avaient prêté leur concours lors des battues, dirigent les funérailles. M. Colnenne, conservateur des forêts à Bordeaux, prononce un discours éloquent au cimetière.


Le procès

Extrait du réquisitoire de lavocat général Labroquère, 16 mai 1881 (fonds ONF, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)Le 16 mai 1881, le procès du « crime de Lège » s’ouvre à la cour d’assises de la Gironde. « L’affluence des curieux n’est pas très considérable au palais, » note le correspondant de La Petite Gironde, « mais cependant la salle d’audience est remplie par des habitants d’Arès, de Lège et autres communes du littoral du Bassin d’Arcachon. » (8) L’accusation est menée par Maître Labroquère, avocat général.(9) Jean Guittard, écroué au fort du Hâ, est défendu par Maître Monis.(10) « A dix heures et quart, l’accusé est introduit ; c’est un homme de soixante ans, très vert encore, mais au regard très dur ; il promène les yeux dans la salle pour y découvrir une figure amie ; il est veuf et il est père de plusieurs enfants. » (11)

Extrait du réquisitoire de l’avocat général Labroquère du 16 mai 1881 (fonds ONF, Archives municipales de Lège-Cap Ferret)

Après la constitution du jury, le greffier donne lecture de l’acte d’accusation pendant laquelle « Guittard est triste et réfléchi et tient sa tête dans ses deux mains. » (12) L’accusé est interrogé par le président. Au terme de l’interrogatoire, Guittard fond en larmes et exprime des regrets pour la mort de Pomès.

A la requête du ministère public, les témoins sont auditionnés. « On écoute avec une attention soutenue la déposition émue du petit vacher, qui raconte les circonstances dans lesquelles il a accompagné son maître jusqu’à l’endroit où étaient tendus les lacets et qui fait ensuite le récit détaillé de toutes ses recherches pour arriver à la découverte du cadavre. » (13) Le docteur Demons, chargé de l’autopsie, fait sa déposition.

Vient ensuite le réquisitoire de l’avocat général. Maître Labroquère dresse le portrait d’un homme de loi exemplaire tué dans l’exercice de ses fonctions par un braconnier, laissant une veuve éplorée, dont la santé ne lui a pas permis d’assister au procès :

Et cet homme était jeune encore, plein de force et d’avenir. Il avait appartenu aux corps d’élite de la gendarmerie et de la garde républicaine. Il était aimé et estimé de tous. C’était, on vous l’a dit, le meilleur des gardes !

A ses côtés vivait une femme aimée, que le crime a rendue veuve. Pauvre femme ! atteinte dans ses plus chères affections, folle de douleur, son existence est brisée par des émotions poignantes ; demain peut-être le crime aura fait une nouvelle victime ! (14)

Il pointe la cruauté de l’acte :

Tel est le crime, perpétré sans qu’il y ait eu une querelle ou une lutte ; tel est le crime, commis de sang-froid et avec une férocité sauvage. Après avoir dit ces mots : « Moi, je ne pardonne pas, » Guittard a tiré un premier coup de feu ; et quand Pomès était à terre, il l’a achevé, à l’aide d’un second coup de feu, alors qu’il râlait et qu’il respirait encore !

Quel sang-froid pendant et encore après le crime ! L’œuvre de destruction et de mort est achevée ; Guittard, après avoir été le bourreau, sera le fossoyeur. (15)

Deux circonstances aggravantes accompagnent ce crime : la victime est un homme de loi et le meurtre a été commis pour dissimuler un premier délit, celui du braconnage. Aucune circonstance atténuante n’est à retenir, aucune pitié ne doit étreindre le juré, Guittard n’en ayant eu aucune pour sa victime. L’avocat général retient également la préméditation :

Qu’il ne dise pas que son crime est une œuvre de colère et qu’un voile de sang a soudain obscurci ses yeux. Aucune discussion, aucune querelle, aucune lutte n’ont précédé le meurtre. Trouvé en action de chasse, il a froidement et cruellement donné la mort, parce que c’était l’exécution d’un dessein formé d’avance. La préméditation, encore une fois, était au fond de son crime. (16)

En vertu des circonstances aggravantes de cette affaire, Maître Labroquère réclame ni plus ni moins la peine de mort :

Jurés de la Gironde, je fais un dernier appel à votre fermeté.

Vous êtes les représentants de la justice et l’expression la plus élevée de la conscience publique dans ce pays ; la société, dont je suis l’organe, vous a confié ses intérêts les plus chers.

L’intérêt social, la justice et la loi réclament pour un pareil forfait, exigent pour le crime de Lège la suprême expiation !!! (17)

Maître Monis demande à ce qu’on lui accorde des circonstances atténuantes.

Après le résumé « très impartial » du président, le jury sort pour délibérer. Un quart d’heure plus tard, le verdict tombe : les jurés ne lui accordent aucune circonstance atténuante. « A ce moment, un silence profond règne dans tout l’auditoire ; l’émotion est générale ; c’est l’expiation suprême qui attend l’accusé. » (18) Guittard est impassible. Le jury se retire une seconde fois pour délibérer sur la sentence. « A la rentrée de la cour, le silence se rétablit ; Guittard, dont la figure a quelque peu pâli, éprouve un tremblement nerveux. » (19)

Jean Guittard est déclaré coupable de délit de chasse avec engins prohibés et du crime de meurtre commis sur la personne du garde forestier Pomès, agent de la force publique, dans l’exercice de ses fonctions, pour assurer l’impunité d’un délit. Il est condamné à mort. La cour ordonne en outre que l’exécution ait lieu sur une des places publiques de Bordeaux.(20)


Grâce présidentielle

En juin 1881, la cour de cassation rejette le pourvoi de Guittard. Par décret du Président de la République Jules Grévy du 16 juillet 1881, la peine de mort est commuée en celle de la réclusion perpétuelle. Les lettres de grâce sont entérinées le 27 juillet suivant devant la première chambre de la cour de Bordeaux. En août 1881, Jean Guittard quitte le fort du Hâ pour purger sa peine à la maison centrale de Riom dans le Puy-de-Dôme.


Notes

(1) Jean Pomès, né le 20 mars 1846 à Maravat (Gers), marié à Marie Louise Paris le 16 août 1876 à Aulnay (Charente-Maritime).

(2) Pierre Armand de Larret Lamalignie, né en 1838 à Nontron (Dordogne), mort en 1901 à Arès. Médecin dans la Marine, Juge de Paix du Canton d'Audenge.

(3) La Petite Gironde, 21 février 1881.

(4) Albert Demons, né en 1842 à Saint Ciers de Canesse, mort en 1920 à Bordeaux. Professeur de clinique chirurgicale à la faculté de médecine de Bordeaux. Chevalier de la Légion d’Honneur en 1873 puis officier en 1894. Hôtel particulier datant de la fin du XIXème siècle près du Jardin public à Bordeaux.

(5) La Petite Gironde, 22 février 1881.

(6) Idem.

(7) La Petite Gironde, 23 février 1881.

(8) La Petite Gironde, 17 mai 1881.

(9) Armand Labroquère, né en 1833 et mort en 1916 à Galan (Hautes-Pyrénées). Docteur en droit en 1855, avocat général à Bordeaux en juillet 1880, Chevalier de la Légion d’Honneur en juillet 1880.

(10) Ernest Monis, né en 1846 et mort en 1929 à Châteauneuf (Charente). Avocat et homme politique. Conseiller municipal de Cognac, député de la Gironde, sénateur de la Gironde, président du Conseil.

(11) La Petite Gironde, 17 mai 1881.

(12) Idem.

(13) Idem.

(14) Réquisitoire de l’avocat général Labroquère du 16 mai 1881, p.3.

(15) Idem, p.7.

(16) Idem, p.10.

(17) Idem, p.12.

(18) La Petite Gironde, 17 mai 1881.

(19) Idem.

(20) La dernière exécution publique à Bordeaux est celle de Pierre Delafet le 23 novembre 1933.


Remerciements

Nous remercions pour son aide Aurélie Miguez de la mairie du Porge qui nous a communiqué l’acte de décès du garde cantonnier Jean Pomès.


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Aldous Huxley, écrivain anglais (1894-1963)

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Sources et références

  • Les Archives municipales de Lège-Cap Ferret :

-    Réquisitoire de l’avocat général Labroquère, 16 mai 1881, fonds ONF

  • Gallica :

-    L’Avenir d’Arcachon, 28 août 1881

-    Revue des Eaux et Forêts, 1881

  • Retronews :

-    La Petite Gironde, 21 février 1881

-    La Petite Gironde, 22 février 1881

-    La Petite Gironde, 23 février 1881

-    La Petite Gironde, 17 mai 1881

  • Mairie du Porge :

-    Acte de décès de Jean Pomès, 20 février 1881


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